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La tendre indifférence du monde

Laskovoe Bezrazlichie Mira

2018

Kazhakstan / France

1h39

de Adilkhan Yerzhanov.

avec Dinara Baktybayeva (Saltanat)Kuandyk Dussenbaev (Kuandyk), Sultan Abzalov (Bailiff), Tulemis Alishev (Bailiff), Kulzhamilya Belzhanova (Mère de Saltanat), Yerken Gubashev (Haim), Arken Ibdimin (Zakir), Bauyrzhan Kaptagai (Zambeke), Teoman Khos (Aman), Konstantin Kozlov (Lawyer)...


La belle Saltanat et son chevalier servant Kuandyk sont amis d’enfance. Criblée de dettes, la famille de Saltanat l’envoie à la grande ville où elle est promise à un riche mariage. Escortée par Kuandyk qui veille sur elle, Saltanat quitte son village pour l’inconnu. 

« La Tendre Indifférence du monde n’est pas spécialement tendre, et encore moins indifférent : dans des paysages inspirés des classiques de la peinture du xixe siècle, Adilkhan Yerzhanov met en mouvement une aventure amoureuse, burlesque et brutale. Les tribulations de la belle et forte Saltanat et du vaillant et généreux Kuandyk tiennent de la chronique de la corruption générale qui affecte la région, autant que du conte des Mille et Une Nuits. Mais c’est surtout un sens du plan et du cadre qui fait de ce film un grand moment de joie pour ses spectateurs. » Le Monde


La petite histoire

Dans ses films, Adilkhan Yerzhanov bascule souvent entre le sérieux, le grave, le comique, l’ironique et le burlesque. Le metteur en scène explique pourquoi : "Après mon premier long-métrage (Realtors, 2011), dont j’étais très mécontent, j’ai compris quelque chose et depuis je me fâche souvent avec mes producteurs qui croient que mon film ne ressemble pas à mon scénario parce que j’ai voulu les tromper. Mais pas du tout. C’est juste que je considère que le scénario, c’est le mal. C’est une histoire, mais ce n’est pas encore de l’art. Pendant que je tourne, je cherche donc toujours comment créer un contre-point formel à la narration. Je pense que ce n’est que comme ça que surgit la vérité. Il n’y a pratiquement jamais d’humour dans mes scénarios. Cet aspect burlesque, cette destruction de la norme vient de la forme du film, non du scénario. Et après les producteurs se fâchent contre moi car ils découvrent une forme qui détruit d’une certaine manière le scénario initial.

Comme à son habitude, Adilkhan Yerzhanov a accordé beaucoup d'importance à la lumière dans La Tendre indifférence du monde. Le réalisateur, qui travaille toujours avec des directeurs de la photographie différents, précise : "La lumière c’est ce qui fait le plan. Qu’est-ce qui fait la spécificité du cinéma ? Pour Tarkovski, c’était le temps. Pour d’autres, le montage. Pour d’autres encore, les acteurs. Pour moi, c’est la lumière. Le cinéma c’est la lumière, son apparition, sa disparition, ses variations. C’est ce qui crée le sens du film."