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BlacKkKlansman - j'ai infiltré le Klu Klux Klan

BlacKkKlansman

2018

Etats-Unis

2h08

de Spike Lee.

avec John David Washington (Ron Stallworth), Adam Driver (Flip Zimmerman), Laura Harrier (Patrice), Topher Grace (David Duke), Alec Baldwin (acteur), Ryan Eggold (Walter Breachway), Corey Hawkins, Robert John Burke (Chief Bridges), Paul Walter Hauser (Ivanhoe), Jasper Pääkkönen, Michael Buscemi (Jimmy), Harry Belafonte...


Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.
En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d'en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le "Grand Wizard" du Klan, David Duke, enchanté par l'engagement de Ron en faveur d'une Amérique blanche. Tandis que l'enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu'une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d'aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

"Rappeler l’horreur absolue du racisme. Se moquer, sans relâche, de ces Blancs qui prétendent à la suprématie. Mettre la musique à fond (la bande son est géniale) pour noyer les affronts. Mais aussi, comme un leader du Black Power y exhorte son public, au début du film, dire et redire la beauté des Noirs. Les exhorter à la fierté. C’est là que Spike est le plus fort : lors de ce discours, il cadre et isole des visages dans l’auditoire. Trois femmes, ici. Deux hommes et une femme, là… Sublimes images d’une puissance artistique qui vaut tous les manifestes. C’est à ces visages-là que l’on pensera, à la fin du film, lorsque le réalisateur rappelle les événements de Charlottesville. Après avoir ri contre la bêtise la plus dangereuse, on a envie de lever le poing, comme dans les années 70." Télérama