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Comme des rois

2017

France

1h24

de Xabi Molia.

avec Kad Merad (Joseph), Kacey Mottet Klein (Micka), Sylvie Testud (Val), Lucie Bourdeu (Léa), Tiphaine Daviot (Stella), Jenny Bellay (Giulia, la grand-mère), Inedson N'Doumbouk Da Cruz Fortes (Marlon), Marc Bodnar (Marek), Aurélie Boquien (La cliente des vins), Amir El Kacem (Mehdi)...


Joseph ne parvient pas à joindre les deux bouts. Sa petite entreprise d’escroquerie au porte-à-porte, dans laquelle il a embarqué son fils Micka, est sous pression depuis que le propriétaire de l’appartement où vit toute sa famille a choisi la manière forte pour récupérer les loyers en retard. Joseph a plus que jamais besoin de son fils, mais Micka rêve en secret d’une autre vie. Loin des arnaques, loin de son père...


La petite histoire

 Xabi Molia a eu l'idée du pitch du film à la suite d'une petite péripétie qui lui est arrivée lorsqu'il se trouvait un jour à la gare Montparnasse. Un inconnu lui avait raconté une histoire invraisemblable pour le pousser à lui donner de l'argent. Le metteur en scène accepta de lui remettre un billet de 20 euros et repensa ensuite aux ressources que cet homme avait dû déployer pour arriver à ses fins... Il se rappelle :
"Et puis j’ai imaginé son retour chez lui, le soir, sa discussion avec sa femme sur leurs journées de travail respectives… C’est comme ça qu’a surgi la figure d’un artisan de l’arnaque, qui aime le travail bien fait, qui a le goût du métier, une petite routine. De fil en aiguille, je me suis dit que l’artisan devait penser à la transmission de son savoir-faire. Dans un monde qui change, en plus, un monde où les gens n’ouvrent plus trop leur porte, un monde où les pigeons se trouvent plus facilement sur Internet…"

Comme des rois est le troisième film de fiction réalisé par Xabi Molia. Ce dernier s'est efforcé avec ce nouveau long métrage de maintenir en permanence une forme de légèreté, d’humour, sans perdre de vue la dureté des conditions sociales. "En France, on a tendance à s’enfermer dans un registre grave dès qu’on traite d’une question sociale. C’est très différent du cinéma britannique par exemple, où parler des classes populaires, de la précarité ne préjuge pas d’un traitement particulier. Et puis il y a des choses dont j’ai pris conscience en tournant mon dernier film, Le Terrain, un documentaire sur un club de jeunes footballeurs à Aubervilliers", explique le réalisateur.