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A propos du film

Le vent nous emportera

d'Abbas Kiarostami avec Noghre Asadi, Roushan Karam Elmi... 1h55

Des étrangers en provenance de Téhéran arrivent pour un court séjour a Siah Dareh, un village du Kurdistan iranien. Les habitants ignorent la raison de leur venue. Les étrangers flânent surtout dans l'ancien cimetière et font croire aux villageois qu'ils sont a la recherche d'un trésor...

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« Théorique et sensuel, lyrique et politique, énigmatique ou même burlesque, le nouveau Kiarostami permet de réactiver le terme trop galvaudé de chef-d'oeuvre. Une voiture qui chemine sur une route en lacet, la beauté du paysage balayé par des panoramiques aussi simples que majestueux, des voix d'hommes (combien sont-ils ?) qui s'engueulent sur le chemin à suivre. Beaux comme les huiles d'un grand paysagiste, ou comme ces photographies que Kiarostami expose en même temps que sort son film, les plans inauguraux du Vent nous emportera suivent l'intrusion d'un objet mouvant dans un monde immobile. Mais c'est à force de mouvements infimes et réguliers, mystérieux et quotidiens, que ce paysage de labeur confine à l'immobilité, comme une mer qui scintille au couchant : il n'est que vibrations secrètes. (...) Avec Le Vent nous emportera, il renouvelle le prodige d'un film dont les différents penchants s'additionnent plutôt qu'ils ne s'excluent, pour innerver un même fleuve de doutes et d'évidences, un film à la fois purement théorique et d'une sensualité irradiante, qui ne laisse jamais oublier les dispositifs qui le fondent, mais qui s'en libère à chaque instant, dans des envolées qu'il faut bien qualifier de lyriques. Car si Kiarostami reste un cinéaste "à système", même si celui-ci est sujet à ajouts (ici le hors-champ), retranchements et variations infinis, son cinéma n'est jamais systématique, peut-être parce que sa grille de représentation semble émaner du monde même. Cette grille, Kiarostami ne la pose pas sur la réalité, mais cherche à la révéler comme son architecture invisible à l'oeil nu, sa vérité poétique profonde, et non comme sa seule mise en forme arbitraire. »  Frédéric Bonnaud, Les Inrockuptibles 

« « Ne coupez pas », un peu ce que l'on a envie de dire à Kiarostami, tant ce qu'il montre est à la fois limpide et complexe, quotidien et sublime. »  Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur