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k.o.

K.O.

2017

France

1h55

de Fabrice Gobert.

avec Laurent Lafitte (Antoine), Chiara Mastroianni (Solange), Pio Marmai (Boris), Clotilde Hesme (Ingrid), Zita Hanrot (Dina), Jean-Charles Clichet (Jeff), Sylvain Dieuaide (Edgar Limo), Aurélie Matéo (Journaliste)...


Qui est réellement Antoine Leconte ? Un homme de pouvoir arrogant et dominateur ? Un salarié menacé de licenciement ? Un ami sur qui on peut compter ? Un mari infidèle ? Ce qui est sûr, c’est qu’au terme d’une journée particulièrement oppressante, il se retrouve dans le coma. A son réveil, plus rien n’est comme avant : rêve ou réalité ? Complot ? Cauchemar … ? Il est K.O. Après un remarqué "Simon Werner a disparu…" en 2009 et les deux saisons de la série "Les Revenants", Fabrice Gobert s’attelle ici à une histoire " plus ambitieuse, qui se balade dans plusieurs genres", "le film est aussi plus personnel car j’ai écrit le scénario avec ma compagne, Valentine Arnaud" explique le réalisateur. Les deux aiment les films qui mélangent le fantastique et la quête introspective. "Cela nous transporte dans des univers proches et pourtant différents. Cela permet aussi de voir sa vie autrement." Et Gobert de citer "Un jour sans fin", "La vie est belle" (celui de Frank Capra)… "On joue avec le fantastique en se servant d’éléments tangibles, on crée une sorte de fantastique ordinaire avec des personnages pas forcément extraordinaires."


La petite histoire

 K.O. est le deuxième long-métrage de Fabrice Gobert après Simon Werner a disparu… (2010). On lui doit aussi les deux saisons des Revenants.

Avec sa coscénariste Valentine ArnaudFabrice Gobert souhaitait avant tout aborder les thèmes "de la violence au travail, des rapports de pouvoir, du mépris, de l’incapacité qu’ont certains à se mettre à la place de l’autre". Il n'était toutefois pas question de l'aborder de manière frontale, mais par un biais fantastico-tragique et un personnage central antipathique."Un personnage que l’on n’aime pas d’emblée. Un Scrooge, le héros d’Un Conte de Noël de Dickens, contemporain, dont la réussite est flagrante, qui a atteint les sommets et qui, du coup, méprise ceux qui n’ont pas réussi comme lui", confie le réalisateur.

Fabrice Gobert a décidé de situer l'action de K.O. dans le monde de la télévision, qui fait écho selon lui à ce que traverse son personnage principal : "Le monde de la télévision confronte ces personnes à une image de soi qui n’est pas du tout ce que l’on est ou ce que l’on croit être. C’est à la fois concret et vertigineux. Et le film se joue dans cette dualité", affime-t-il.

Dans K.O., Fabrice Gobert ne filme jamais Laurent Lafitte de face, afin d'accentuer le caractère fuyant de son personnage. "Le format choisi permet encore plus de jouer avec les outils de la mise en scène. Le plaisir de faire un film, le mien en tous cas, réside dans le fait de trouver comment traduire en images une idée de scénario. On peut à ce moment-là complètement modifier la perception d’une scène ou d’un personnage", déclare le cinéaste.