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Entretien avec Ivan Angelusz, producteur

On peut voir cette histoire selon deux perspectives. D’un côté, elle se situe en 1945 quand les troupes allemandes ont quitté la Hongrie et que les « libérateurs » soviétiques sont restés dans un pays qui se préparait à des élections démocratiques. Le village dans lequel le film se déroule, a souffert des déportations en 1944. C’est donc un an après, que deux juifs orthodoxes reviennent et leur retour perturbe le rythme établi, de la vie dans le village. Leur réapparition force les villageois à se confronter aux évènements terribles de l’année précédente : les déportations, ce qu’ils ont fait ou pas fait, ce qui est advenus des biens laissés sur place, et qui a pris les décisions. 

En dehors peut être de SOMEWHERE IN EUROPE (1947, réalisé par Geza Radvanyi) et SPRINGTIME IN BUDAPEST (1955, réalisé par Felix Mariassy), c’est un des rares films à explorer les évènements de 1944 en Hongrie. Il se passe à une époque où il y avait encore une chance d’aller vers un avenir meilleur, et aussi de regarder en face des souvenirs sombres qui vivent encore en nous. Ce n’est pas le but de ce film de pointer un doigt accusateur. Nous avons appris une leçon. Ceux qui vivaient dans la peur, trouvaient très difficile d’aider leurs concitoyens. En fait, il aurait été peu probable que les habitants de ce village en défendent d’autres au risque de perdre leur liberté. Dans le même temps, ils sont incapables de nier certains actes contraires à l'éthique mais qui étaient en leur faveur. Ce film peut provoquer des discussions à ce sujet. Ce n’est pas un film sur l’Holocauste, mais plutôt un drame qui dissèque la vie d’un village de province hongrois et comment les évènements tragiques de la guerre a affecté toute la population.

(Dossier de presse)