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Une joie secrète

2019

France

1h10

de Jérôme Cassou.


En janvier 2015, suite à l’attentat à Charlie Hebdo et ceux des jours qui ont suivi, la chorégraphe et chercheuse en sciences de l’art Nadia Vadori-Gauthier a décidé d’initier le projet "Une minute de danse par jour" afin de répondre par le sensible à ce contexte de barbarie. Depuis, elle danse chaque jour avec la ville, les gens, les matériaux, les environnements. Ses danses, parfois traversées d’échos à la violence de l’actualité, distillent une douceur infinitésimale dans les espaces du quotidien. Pour Jérôme Cassou, Nadia Vadori-Gauthier a l’étoffe d’une héroïne contemporaine : utilisant les réseaux sociaux pour diffuser ses danses de résistance, elle s’ancre dans le monde qui l’entoure pour mieux en témoigner. Ce geste engagé déplace le regard, invitant à rêver autrement le monde. Et c’est la caméra à l’épaule que Jérôme Cassou nous fait découvrir cette démarche inspirée du proverbe chinois « Goutte à goutte l’eau finit par traverser la pierre ». Un pur acte de résistance poétique. 


La petite histoire

 Lorsque l’on découvre les centaines de vidéos que Nadia Vadori-Gauthier poste en ligne assidûment avec son projet Une minute de danse par jour, on comprend qu’elles débordent le cadre d’une simple danse et qu’elles nous disent quelque chose de plus essentiel. Le metteur en scène Jérôme Cassou explique : 
"L’engagement de danser chaque jour a la profondeur du geste répété qui martèle un message lancé au monde. Ce processus d’intervention urbaine n’a pas seulement l’objectif d’être chorégraphique, il a l’ambition d’être un appel à la vie. « Je danse comme on manifeste, pour œuvrer à une poésie vivante, pour agir par le sensible contre la violence de certains aspects du monde » (Nadia Vadori-Gauthier). Sans relâche, dans les interstices entre l’art et la vie, elle danse avec et pour ceux qu’elle croise (des passants, une boulangère, des ouvriers des travaux publics, des enfants, un médecin, des apprentis en métallurgie, des artistes, une ministre de la Culture...). Elle danse aussi avec la pluie, la pierre, les arbres, des animaux. Car cette artiste singulière accorde autant d’importance à ceux qui sont avec elle dans le cadre qu’à l’environnement qui l’entoure. Par la danse, elle ouvre des espaces de résonance, active des liens solidaires."

Pour Jérôme CassouNadia Vadori-Gauthier a l’étoffe d’une héroïne contemporaine : utilisant les réseaux sociaux pour diffuser ses danses de résistance, elle s’ancre dans le monde qui l’entoure pour mieux en témoigner. "Docteure en esthétique et sciences de l’art, son énergie a un éclat à la fois contemporain et décalé. Le film se teinte de cette vivacité à la fois légère et profonde, qui porte un engagement radical. La personnalité solaire de cette artiste, son sourire, sa détermination, sa disponibilité et sa manière d’être en relation avec l’autre en font l’héroïne d’un film immersif et dynamique, construit à la manière d’un road movie urbain. Au fil des séquences, la spontanéité dansée, drôle, émouvante traduit une expérience du monde d’aujourd’hui", précise le réalisateur.