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L'intendant Sansho

Sansho dayû

1954

Japon

2h04

de Kenji Mizoguchi.

avec Kinuyo Tanaka (Tamaki), Yoshiaki Hanayagi (Zushiô), Kyôko Kagawa (Anju), Eitarô Shindô (Sanshô dayû), Akitake Kôno (Taro), Masao Shimizu (Masauji Taira), Ken Mitsuda (Premier Miinistre Fujiwara), Kazukimi Okuni (Norimura), Yôko Kosono (Kohagi), Kimiko Tachibana (Namiji)...


Le Japon du XIème siècle. Un gouverneur de province est exilé pour avoir défendu les paysans contre les autorités féodales. Quelques années plus tard, sa femme Tamaki, sa fille Anju et son fils Zushio sont kidnappés en cherchant à le rejoindre. Tamaki est déportée sur une île, alors que les enfants sont jetés dans un camp d esclaves commandé par l’impitoyable intendant Sansho. Dix ans plus tard, Zushio, amer, a oublié les idéaux de compassion de son père mais Anju l’exhorte à ne pas devenir comme Sansho. Anju apprend alors que leur mère pourrait être vivante, et elle prépare un plan d’évasion pour Zushio...

« Une des œuvres majeures du grand cinéaste Mizoguchi. Par-delà les tragédies individuelles et collectives, ce film constitue un véritable poème cinématographique où les vertus humaines chères au cinéaste, le courage, la tolérance, la justice et la dignité se trouvent exaltées dans une forme dont la finesse et la subtilité demeurent bouleversantes. Il y a dans L’Intendant Sansho, comme dans tous les grands films de Mizoguchi, une spiritualité immanente à la réalité des êtres et des choses, de sorte que la mise en scène se fait liturgie.» Michel Marmin – Le Figaro

« Moins connu que Les Contes de la lune vague après la pluie, mais aussi beau plastiquement et aussi profond dans son analyse du Japon médiéval, où les individus pouvaient être traités comme des animaux par les brigands et les puissants. Comme toujours chez Mizoguchi, les femmes, touchées par la souffrance et la mort, sont déterminantes. Les plans-séquences et la construction mélodique de l’intrigue s’accordent idéalement avec le jeu des interprètes. Très grand film. » Jacques Siclier – Télérama