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High Life

2018

France / Allemagne / Grande-Bretagne / Pologne

1h51

de Claire Denis.

avec Robert Pattinson (Monte), Juliette Binoche (Dr. Dibs), André Benjamin (Tcherny), Mia Goth (Boyse), Lars Eidinger (Chandra), Agata Buzek (Nansen), Claire Tran (Mink), Ewan Mitchell (Ettore), Gloria Obianyo (Elektra), Victor Banerjee (Professeur)...


Si le travail de Claire Denis est jusqu’ici marqué d’un véritable souci du réel, c’est du côté de la science-fiction que la réalisatrice puise l’inspiration de son nouveau film. Un pitch étonnant pour une cinéaste qui ne nous a pas vraiment habitués à faire des incursions dans cet univers. Cependant, High Life n’est pas comme les autres films qui se déroulent en orbite. Il s’agit là d’un format dérivatif aux accents métaphysiques prononcés, aux tons kubrickiens, voire tarkovskiens... Loin des héros habituels des odyssées spatiales, High Life s’arme d’une bande de condamnés à mort volontaires pour voguer vers un trou noir, et ce des années durant. Nature humaine oblige, la promiscuité et l’isolement provoquent des réactions en chaîne, liées aux instincts les plus primaires et animaux de notre espèce... La réalisatrice a déclaré à ce sujet avoir voulu réaliser un film de prison ce qui résume parfaitement les enjeux de sa mise en scène. Robert Pattinson en tête d'affiche est épaulé dans sa mission par un solide casting : Juliette Binoche, Patricia Arquette et Mia Goth.


La petite histoire

 Claire Denis précise : "High Life n’est pas un film de science-fiction, bien qu’il y ait pas mal de fiction et de science. On a eu la collaboration précieuse de l’astrophysicien Aurélien Barrau, un cosmologue qui est spécialisé dans la physique des astroparticules et des trous noirs. C’est un film dans l’espace mais très terre à terre".

Claire Denis tenait à éviter le plus possible d'avoir recours à des effets spéciaux et des fonds verts. Ainsi, il n'y a pas de scène d'apesanteur. Les décors sont quant à eux minimalistes : le vaisseau est une sorte de squat glauque et sale et le laboratoire est réduit au strict minimum. "Je ne voulais pas les accessoires habituels des films de science-fiction, pistolets laser, désintégrateurs, téléportation, etc", explique la réalisatrice. Il en est de même pour la forme du vaisseau spatial : "Je ne veux pas trop faire ma savante mais j’ai appris que lorsque l’on sort du système solaire, la résistance est nulle, donc un vaisseau spatial peut prendre la forme que l’on veut du moment qu’il est équipé d’un moyen de propulsion idoine. La forme aérodynamique et fuselée devient inutile ou absurde. Donc, j’ai dit : un parallélépipède rectangle, c’est très bien".