Le Pape François - un homme de parole

Pope Francis - A Man of His Word

2018

Italie / Suisse / Allemagne / France

1h36

de Wim Wenders.

 


Le 13 mars 2013, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, devient le deux cent soixante sixième Souverain Pontife de l’Église Catholique. C’est le premier Pape originaire d’Amérique du Sud, le premier jésuite nommé Évêque à Rome, mais avant tout le premier chef de l’Église à avoir choisi le prénom de François d’Assise (1181-1226), un des saints catholiques les plus révérés, qui avait dédié sa vie à soulager les pauvres et éprouvait un profond amour pour la nature et toutes les créatures de la Terre. Trois fois nominé pour l'Oscar du meilleur film documentaire (Buena Vista Social Club, Pina, Le Sel de la Terre), le réalisateur allemand Wim Wenders n'en est pas à son coup d'essai. L'idée n'en est pas moins insolite : suivre l'argentin Jorge Mario Bergoglio, dans ses déplacements et lui donner la parole face caméra, cinq ans après le début de son pontificat. Ici, le cinéaste dévoile un homme, ses idées, ses préceptes, son combat auprès des plus démunis, répondant à des impératifs philosophiques sur des thèmes comme les migrations, l’écologie, le matérialisme, ou la famille. Beaucoup de rencontres avec le peuple, des voyages aux quatre coins du monde, notamment sur des lieux à la portée symbolique et émotionnelle forte (Ground Zero à New York, Yad Vashem à Jérusalem...).


La petite histoire

 Le Pape François - Un homme de parole, est écrit et réalisé par Wim Wenders, cinéaste maintes fois cité aux Oscars. Le film, plus qu’une biographie ou un documentaire, est un voyage initiatique dans l’univers du Pape François. Fait assez exceptionnel, le film est co-réalisé par le Vatican et s’articule autour des idées et du message du Pape, afin de présenter son travail, aussi bien que les réformes et les réponses qu’il propose face à des questions aussi universelles que la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, l’inégalité de revenus, le matérialisme ou le rôle de la famille.  

L’adresse directe à la caméra et la trame narrative entrainent le spectateur dans un face à face avec le Pape, véritable dialogue entre le Très Saint Père et le monde. À travers les questions de gens de tous horizons, le Souverain Pontife répond aux fermiers, aux ouvriers, aux réfugiés, aux enfants, aux personnes âgées, aux détenus, aux résidents des bidonvilles ou des camps de migrants. Tous ces visages et ces voix sont un échantillon de l’humanité en pleine discussion avec le Souverain Épiscopal. Cette symphonie de questions est le coeur du film. Mais la caméra suit également le pape dans ses nombreux voyages aux quatre coins du globe, à travers des scènes où on voit Sa Sainteté s’adresser aux Nations Unies, au Congrès américain, se recueillir avec la foule sur le mémorial du World Trade Center, Ground Zero, ou encore à Yad Vashem, le monument commémoratif mondial de l’Holocauste à Jérusalem. On le voit également discuter avec des détenus en univers carcéral et des réfugiés dans des camps méditerranéens. On le suit à travers le monde, de la Terre Sainte, en Israël et en Palestine, à l’Asie, en passant par l’Afrique et l’Amérique du Sud.