La ballade de Narayama

Narayama Bushikou

1983

Japon

2h13

de Shohei Imamura.

avec Sumiko Sakamoto (Orin), Ken Ogata (Tatsuhei), Takejo Aki (Tamayan), Tonpei Hidari (Risuke), Shôichi Ozawa (Katsuzô), Fujio Tokita (Jinsaku), Sanshô Shinsui (Zeniya no Tadayan), Seiji Kurasaki (Kesakichi), Junko Takada (Matsuyan), Mitsuko Baishô (Oei)...

Palme d'Or Festival de Cannes 1983 


Orin, une vieille femme des montagnes du Shinshu, atteint l’age fatidique de soixante-dix ans. Comme le veut la coutume, elle doit se rendre sur le sommet de Narayama pour être emportée par la mort. La sagesse de la vieille femme aura d’ici-la l’occasion de se manifester.

Imamura choisit de décrire froidement une tradition séculaire et les mœurs primitives d’un Japon ancestral. Il y démontre volontiers le comportement bestial de l’être humain. Mais la cruauté qui atteint des sommets de perfection se trouve souvent apaisée par un profond lyrisme et le portait bouleversant d’une relation filiale déchirante. Une superbe réflexion sur la vieillesse et le laisser partir...


La petite histoire

 L'instinct de survie est tellement présent dans La Ballade de Narayama que les humains se retrouvent pratiquement au niveau des animaux, qui ont eux aussi une place importante dans l'iconographie du film. Ainsi, les ébats amoureux sauvages de deux paysans sont immédiatement suivis de plans montrant tantôt des reptiles, tantôt des insectes en train de s'accoupler. Le film contient également une scène d'une cruauté peu commune, où une famille entière est accusée de vol, est enterrée vivante par les paysans révoltés par la situation. Shohei Imamura filme cette scène de telle manière qu'on se croirait dans une fourmillère géante. Cet aspect caractérise la mise en scène du réalisateur Japonais.

"La société actuelle m'apparaît comme une illusion, le Japon d'avant-guerre était certes plus pauvre, mais les gens du peuple y avaient plus de coeur, ils étaient moins motivés par l'abondance. Pour moi, le Japon actuel n'est qu'une fiction." Shohei Imamura