Manhattan Stories

Person to Person

2017

Etats-Unis

1h25

de Dustin Guy Defa.

avec Abbi Jacobson (Claire), Michael Cera (Phil), Tavi Gevinson (Wendy), Bene Coopersmith (Bene), George Sample (Ray), Philip Baker Hall (Jimmy), Isiah Whitlock Jr. (Buster), Michaela Watkins (La veuve), Olivia Luccardi (Melanie), Ben Rosenfield (River)...


Une journée à Manhattan. Benny, fan de vinyles collectors et de chemises bariolées n’a qu’une obsession : aller récupérer un disque rare de Charlie Parker. Mais il doit aussi gérer la déprime de son coloc Ray qui, pour se venger, a posté en ligne des photos de nu de sa copine. Pendant ce temps, Claire, chroniqueuse judiciaire débutante passe sa première journée sur le terrain aux côtés de Phil, journaliste d’investigation pour un tabloïd ayant des méthodes douteuses pour obtenir un scoop. Leur enquête les mène jusqu’à Jimmy, un horloger qui pourrait détenir, sans le savoir, les preuves d’un meurtre. Quelques blocks plus loin, Wendy, une étudiante désabusée du monde actuel, tente de persuader sa meilleure amie Mélanie qu’idéaux féministes et désirs sexuels ne sont pas incompatibles. S’ils ne se croisent pas toujours, une connexion existe entre tous : l’énergie de New-York.


La petite histoire

 En 2014, Dustin Guy Defa a réalisé un court métrage portant également le titre Manhattan Stories. Le metteur en scène n'a cependant jamais eu l’intention que le long métrage soit une extension du court : ce sont au contraire deux films bien distincts. Il explique : "La vérité, c’est que le long métrage devait porter un autre titre, Human Right, dont j’ai fini par me lasser. L’équipe et moi-même en avons listé d’autres, mais le titre du court métrage apparaissait comme le meilleur pour ce film. Je savais que les gens qui me connaissaient pourraient penser qu’il s’agissait d’une extension du court métrage, ce qui fait sens dès lors que les deux films partagent une même écriture, un ton, un humour, le personnage de Benny, l’histoire autour des disques…"

La structure de Manhattan Stories est singulière, avec un tissu narratif qui repose sur cinq histoires individuelles distinctes et qui se chevauchent plus ou moins. C'est ce qui a plu à Dustin Guy Defa, qui avait ces histoires au départ en tête, et qui s'est demandé comment il pourrait les connecter entre elles. Il confie : "J’ai donc rassemblé plusieurs histoires qui auraient pu être autant de films différents, et tirer ces fils disparates devenu un exercice assez passionnant. Robert Altman a déjà fait des choses comme ça, comme dans Short Cuts, je pense aussi à Magnolia, et il y en existe d’autres. C’est peut-être de They all laughed de Peter Bogdanovich que je me sens le plus proche, ce dont je ne me suis d’ailleurs rendu compte qu’après l’écriture."

Le point commun entre les personnages de Manhattan Stories, c’est qu’ils cherchent tous quelque chose. Dustin Guy Defa précise : "En effet, oui. Claire, par exemple, qui se lance dans ce nouveau travail de journaliste d’investigation, cherche d’abord sa place dans la société, car elle ne sait pas exactement où elle se situe. Mais c’est pour se retrouver dans la position la moins confortable qui soit : son chef Phil qui l’accueille abandonne une affaire simple pour une enquête sur un meurtre, une entrée en matière très dure pour Claire. Au fur et à mesure que l’enquête avance, elle prend conscience que là n’est pas forcément sa place."