The Ride

2016

France / Etats-Unis

1h27

de Stéphanie Gillard.

 


Chaque hiver, une troupe de cavaliers Sioux traverse les grandes plaines du Dakota pour commémorer le massacre de leurs ancêtres à Wounded Knee. Sur ces terres qui ne leurs appartiennent plus, les aînés tentent de transmettre aux plus jeunes leur culture, ou ce qu’il en reste. Un voyage dans le temps pour reconstruire une identité perdue qui confronte l’Amérique à sa propre histoire....

« Réel, brut et impressionnant. » Artswire week end

« Magistral et bouleversant. À ne pas manquer. » Grandbivouac.com


La petite histoire

The Ride se déroule le temps de la chevauchée, du premier jour, au moment du rassemblement des cavaliers, au quinzième et dernier jour, lors de la cérémonie dans le cimetière de Wounded Knee. La réalisatrice a fait le choix d'un style direct, sans voix off ou intervention d'un historien ou d'un spécialiste. Il s'agissait de se focaliser sur les Sioux et de laisser place à leurs mots et à leurs émotions. 

Le peuple Sioux est composé de plusieurs groupes, chacun ayant leurs propres identités culturelles, linguistiques, politiques et territoriales. Les Lakotas sont les plus nombreux et sont répartis sur d’autres réserves à proximité : Pine Ridge, Cheyenne River, Rosebud … 
La réserve du peuple Sioux de Standing Rock est établie sur les terres de la Grande Réserve du peuple Sioux telle que définie par le Traité de Fort Laramie du 29 Avril 1868. S’étendant originellement de la rivière Missouri jusqu’à l’Ouest des Black Hills, elle descendait au Sud jusqu’au Nebraska. Son territoire a été, au fil des années, réduit par l’action illégale et unilatérale du gouvernement américain jusqu’en 1959, année de l’adoption d’une Constitution et d’une gouvernance propre à la Réserve. Aujourd’hui, la réserve de Standing Rock s’étend sur les états du Dakota du Nord et du Sud.

Stéphanie Gillard a découvert la chevauchée commémorative par le biais de l'auteur américain Jim Harrison, dont le roman Légendes d'automne fut adapté au cinéma par Edward Zwick. Passionnée par son oeuvre, la réalisatrice découvre un recueil de photos dont il avait écrit la préface. Elle y trouve des clichés de cavaliers Sioux dans le blizzard, le visage couvert de bandanas givrés ou de masques de ski, dévalant une colline enneigée : "Dans ces images, j’ai trouvé une beauté exaltante, quelque chose d’aujourd’hui mais gardant une dimension mythique. De loin, les chevaux, les plumes, les bâtons de prières peuvent faire croire que cela se passe il y a un siècle, comme si ces cavaliers repartaient sur le sentier de la guerre. Mais de près, les signes sont brouillés, ils se mêlent aux attributs de notre époque : parkas et bonnets, pick-ups et stations services, qui nous parlent d’une certaine Amérique d’aujourd’hui."
Stéphanie Gillard a alors tenté de contacter ce groupe de cavaliers : "Finalement j’ai trouvé un numéro de téléphone, j’ai appelé et une femme m’a dit que je n’avais qu’à venir."