Phantom Thread

2017

Etats-Unis

2h11

de Paul Thomas Anderson.

avec Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock), Vicky Krieps (Alma), Lesley Manville (Cyril), Sue Clark (Biddy), Joan Brown (Nana), Harriet Leitch (Pippa), Dinah Nicholson (Elsa), Julie Duck (Irma), Maryanne Frost (Winn), Elli Banks (Elli)...


Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa soeur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise. Ils habillent aussi bien les familles royales que les stars de cinéma, les riches héritières ou le gratin de la haute société avec le style inimitable de la maison Woodcock. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes jusqu’au jour où la jeune et très déterminée Alma ne les supplante toutes pour y prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée et organisée au millimètre près...

"Daniel Day-Lewis fait preuve d’un charisme irrésistible, magnifié par une mise en scène très stylisée signée par Paul Thomas Anderson. Comme souvent, le réalisateur a de plus su faire de ces apparats académiques le support à un récit bien plus transgressif." A voir à Lire

"Loin du Los Angeles et du rêve (cauchemar) américain, ce drame feutré en chambre est peut-être le film le plus personnel de Paul Thomas Anderson (The Master, There Will Be Blood...). Sa séductiion ne tient qu'à un fil, en équilibre entre sa maîtrise technique stupéfiante et le caractère presque vague, intuitif, des sensations qu'il procure." Première


La petite histoire

 Paul Thomas Anderson, dont les dernières réalisations incluent les clips de Radiohead et de Haim ainsi que le documentaire Junun, n’avait jusque-là aucun intérêt pour le milieu de la mode, jusqu’à ce que le musicien Jonny Greenwood ne lui fasse une remarque sarcastique sur son accoutrement, le traitant de ‘‘Beau Brummell’’. Il s’est alors renseigné sur les caractéristiques de ce célèbre dandy et s’est réellement piqué d’intérêt pour l’histoire de la mode. 

Comme à son habitude, Daniel Day-Lewis s'est complètement investi dans son rôle, regardant notamment de nombreuses archives de défilés de mode des années 40 et 50, étudiant également les plus grands couturiers, effectuant un conséquent travail de recherches au Victoria and Albert Museum de Londres. Il a aussi appris comment confectionner des vêtements sous la houlette de Marc Happel, directeur du département costumes du New York City Ballet. Il a poussé la préparation jusqu'à créer lui-même une robe pour sa femme, Rebecca Miller.