A l'heure des souvenirs

The Sense Of An Ending

2017

Grande-Bretagne

1h48

de Ritesh Batra.

avec Jim Broadbent (Tony Webster), Charlotte Rampling (Veronica Ford), Michelle Dockery (Susie Webster), Harriet Walter (Margaret Webster), Matthew Goode (Mr. Hunt), Emily Mortimer (Sarah Ford), James Wilby (David Ford), Edward Holcroft (Jack Ford), Billy Howle (Tony jeune), Freya Mavor (Veronica jeune)...


Tony Webster est un retraité solitaire. Divorcé, bougon et futur grand-père, il vit à Londres et passe son temps à marchander de vieux Leica dans sa boutique photo. Rien ne se passe dans sa triste vie jusqu’à ce qu’il reçoive une lettre : la mère de Veronica, son amour de jeunesse, vient de mourir et elle lui lègue un journal intime. Sans qu’il ne s’y attende, Tony va être rattrapé par les erreurs de son passé et tenter de les affronter…Quatre ans après le très réussi The lunchbox, le réalisateur indien Ritesh Batra adapte brillamment le roman Une fille, qui danse de Julian Barnes. Jim Broadbent incarne à merveille ce septuagénaire soupe au lait. A ses côtés sa fille enceinte jusqu’au cou ainsi que son ex-femme à qui il révèle peu à peu ses fautes et ses remords. L’on découvre également Veronica, l’amour de ses vingts ans, interprétée avec pudeur par Charlotte Rampling d'un magnétisme désarmant. Le film se déroule sur deux époques différentes tissées de flashbacks et de souvenirs. L’on passe ainsi de la grisaille du XXIe siècle aux couleurs pop-rock des années 60 sur lesquelles Ritesh Batra jette un regard mélancolique. Le réalisateur nous offre un étrange jeu de piste et montre à quel point l’être humain aime édulcorer son passé. Il nous livre un portrait méditatif sur l’existence, extrêmement réussi et très émouvant.

"Cruauté et sensibilité : le réalisateur de The Lunchbox fait du roman de Julian Barnes une formidable réussite romanesque." Télérama


 La petite histoire

À l'heure des souvenirs est adapté du roman "Une fille, qui danse" de Julian Barnes, paru en 2011. Lauréat du Man Booker Prize l’année de parution du livre, Barnes offre, via cet ouvrage, une réflexion sur les inexactitudes de la mémoire. "D’un côté, c’est un thriller psychologique que les lecteurs lisent assez rapidement. De l’autre, c’est un roman qui leur cache des choses", précise l'écrivain. 

Julian Barnes a donc donné carte blanche à Ritesh Batra et au scénariste Nick Payne pour adapter son roman en un film. L'écrivain confie ainsi avoir toujours pensé que la meilleure façon pour un réalisateur de rendre hommage à une histoire est d'en trahir le livre. Par ailleurs, comme "Une fille, qui danse" adopte le point de vue de Tony, Batra et Payne ont dû étoffer les seconds rôles pour en faire des personnages à part entière. Ils se sont aussi inspirés de la façon dont Tony perçoit les autres personnages pour pouvoir exploiter au mieux le potentiel émotionnel de chaque scène.


Les données pour Showlist ne sont pas configurées