Makala

2017

France

1h36

d'Emmanuel Gras.

Grand Prix de la Semaine de la Critique, Festival de Cannes 2017


« Makala », charbon en swahili, montre le périple exténuant de Kabwita au Congo, dans la région du Katanga. Dans l’espoir de construire une maison pour lui et sa famille, il va vendre son charbon de bois dans la ville de Kolwezi, à 50 kilomètres de là. Après l'abattage d’un arbre gigantesque, la construction d'un four, il charge son vélo, de six énormes sacs, le poussant à la main en véritable forçat de la route. Un périple à l'extrême limite de l'épuisement accompagné avec une empathie maximale et un art exceptionnel de la prise de vue par le réalisateur qui cadre lui-même. Un voyage également finement accompagné par le violoncelle de Gaspar Claus. Emmanuel Gras confirme un remarquable talent de documentariste en filmant ce parcours d'un homme courageux qui se bat contre un destin désespérant. Le film est un hommage magnifique à la beauté simple de l'humain, à sa bravoure dans l'adversité et sa foi en des jours meilleurs. Un documentaire captivant.


La petite histoire

 Makala a été tourné en République démocratique du Congo, dans la région du Katanga, au sud du pays. Plus précisément autour de la ville de Kolwezi. C’est une région assez sèche, qui comporte d’immenses mines à ciel ouvert. En swahili, Makala signifie charbon.

Le metteur en scène Emmanuel Gras évoque les origines du projet Makala :
"L’idée de ce film m’est venue avant de rencontrer Kabwita. J’avais déjà fait deux tournages en tant que chef opérateur dans cette région et j’avais été marqué par le fait de rencontrer partout des hommes et des femmes transportant à pied des chargements de toutes sortes. Même au milieu de la brousse, on était sûr de croiser quelqu’un transportant quelque chose. Mais c’est l’image de gens poussant des vélos surchargés de sacs de charbon qui m’a visuellement le plus frappé. Je me suis alors demandé d’où ils venaient, quelles distances ils parcouraient, qu’est-ce que cela leur rapportait... des questionnements très simples. Quel effort pour quel résultat ? Je me suis alors renseigné et j’ai écrit le projet.