La lune de Jupiter

La lune de Jupiter

Jupiter holdja

2017

Hongrie / Allemagne

2h03

de Kornél Mundruczó.

avec Merab Ninidze (Gabor Stern), Zsombor Jéger (Aryan Dashni), György Cserhalmi (László), Mónika Balsai (Vera), Farid Larbi (Le Syrien barbu), Máté Mészáros (Ambulancier), Szabolcs Bede Fazekas (Policier), Lajos Valázsik (Musi)...


Un jeune migrant se fait tirer dessus alors qu'il traverse illégalement la frontière. Sous le coup de sa blessure, Aryan découvre qu'il a maintenant le pouvoir de léviter. Jeté dans un camp de réfugiés, il s'en échappe avec l'aide du docteur Stern, qui nourrit le projet d'exploiter son extraordinaire secret. Les deux hommes prennent la fuite en quête d'argent et de sécurité, poursuivis par le directeur du camp. Fasciné par l'incroyable don d'Aryan, Stern décide de tout miser sur un monde où les miracles s'achètent... 

"Kornél Mundruczo est totalement cinglé : un face-à-face entre un ange à la Pasolini et un médecin cynique, proche des héros  à la Bogart dans les films de jadis. La mise en scène est d'un culot incroyable." Télérama


La petite histoire

 La Lune de Jupiter mêle drame social et fantastique. C'est pourquoi le réalisateur a choisi un titre qui évoque la science-fiction tout en inscrivant son histoire dans un contexte précis :"La planète Jupiter a plusieurs lunes, qui ont été découvertes par Galilée, et l‘une d‘elles s‘appelle Europe. Il était important pour moi de considérer ce film comme une histoire européenne, ancrée dans une Europe en crise, notamment en Hongrie." Il ajoute : "Nous avons aussi creusé la notion d‘étranger, en nous demandant qui est le véritable étranger. Tout est question de point de vue. Jupiter est suffisamment éloignée de nous pour qu‘on puisse se poser de nouvelles questions sur la foi, les miracles, et la différence."

A l’origine, La Lune de Jupiter devait être une histoire de SF se déroulant dans le futur. Mais le temps de trouver les financements nécessaires, la situation des migrants racontée dans le film était devenue réelle, comme l'explique le réalisateur : "Nous avons débattu pendant longtemps sur la question de savoir si le sujet des réfugiés n‘était pas devenu trop actuel. Personnellement je me méfie des récits idéologiques qui s‘inscrivent dans une actualité brûlante. Je crois davantage en l‘idée d‘un art classique, agissant comme l‘eau sur le béton : elle le ronge et le fait s‘effriter peu à peu. À mes yeux, l‘art fondé sur des faits réels et des opinions politiques est moins intéressant, alors quand nous avons retravaillé le scénario, nous avons tenté de prendre de la distance, au niveau du récit comme du langage du film."