Thelma

Thelma

2017

Norvège / France / Danemark / Suède

1h56

de Joachim Trier.

avec Eili Harboe (Thelma), Okay Kaya (Anja), Ellen Dorrit Petersen (Unni), Henrik Rafaelsen (Trond), Ludvig Algeback (le petit frère), Isabel Christine Andreasen (L'étudiante), Camilla Belsvik (Infirmière), Lars Berge (Secouriste), Vanessa Borgli (Vilde, la mère d'Anja), Sigve Bøe (L'homme en dehors de la voiture)...


Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d'Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d'épilepsie d'une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l'intensité de ses sentiments pour Anja, qu'elle n'ose avouer - pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs... 

"Un drame qui déplopie une envoûtante sensualité au milieu du chaos. Un thriller psychologique de toute beauté." Studio Ciné Live


La petite histoire

Le réalisateur Joachim Trier avait en tête une histoire de sorcières située à Oslo. Avec son co-scénariste Eskil Vogt, Trier visionne bon nombre de gialli, ces films d'horreur italiens des années 70. Ensemble, ils revoient également L'échelle de Jacob d'Adrian Lyne ou Les Prédateurs de Tony Scott. 

"C’était une démarche purement visuelle. Je me souviens avoir eu une conversation avec Eskil sur la façon dont ces films touchent à quelque chose de très humain, qui a à voir avec l’anxiété, la mort et toutes sortes de questions existentielles, mais par le biais du genre. Ça, c’était une première chose", confie le cinéaste. 

Trier et Vogt travaillent ensuite autour de quelques idées, notamment sur la conception de scènes et d’images précises. Le personnage de Thelma finit par s'imposer;

"On s’est retrouvé à jongler avec deux choses : une dont nous étions assez familiers - le récit d’apprentissage, qui renvoie au personnage du frère cadet de Back Home ou à la mélancolie de la solitude dans Oslo, 31 août - et l’autre, qui était cet élément de genre. C’était le côté amusant du processus, d’avoir recours à ce type de narration spécifique, qui est centré sur les personnages et auquel je suis plus habitué, et de le porter visuellement vers un univers qui laisse davantage de place à l’imagination", relate Trier.