Paradis

Paradis

Ray

2017

Russie / Allemagne

2h10

d'Andrey Konchalovsky.

avec Yuliya Vysotskaya (Olga), Christian Clauß (Khelmut), Philippe Duquesne (Zhyul), Peter Kurth (Hans Krause), Viktor Sukhorukov (Heinrich Himmler), Jakob Diehl (Fogel ), Caroline Piette (Zhyustina), Jean Denis Römer (Shulman)...


Olga est arrêtée pour avoir caché des enfants juifs lors d’une rafle organisée par les nazis. C’est Jules qui instruit son affaire. Il s’éprend d’elle et il est prêt à adoucir le sort de la prisonnière. Mais l’espoir illusoire de retrouver la liberté fait place à la cruelle réalité : Olga est déportée dans un camp de concentration. Là, elle rencontre Helmut, qui, autrefois, était amoureux d’elle. Une relation étrange s’établit entre eux. La défaite des nazis étant proche, Helmut décide de sauver Olga et de s’enfuir avec elle en Amérique du Sud. Olga est d’accord, mais, au dernier moment, se rend compte que sa vision du paradis a bien changé... 


La petite histoire

 Pour Paradis, Andrey Konchalovsky s'est inspiré des mots du philosophe existentialiste allemand Karl Jaspers qui sont les suivants : "Ce qui est arrivé est un avertissement. Il doit être remémoré continuellement. Si les camps ont existé alors ils peuvent de nouveau exister, n’importe quand. Seule la mémoire peut empêcher cela de recommencer. Le danger à présent est le déni, l’oubli, et le refus de croire que c’est effectivement arrivé." Le cinéaste russe précise qu'il "cherche à peindre le vingtième siècle comme un siècle de grandes illusions enterrées sous les ruines, à montrer les dangers d’une rhétorique de haine."

Malgré le contexte de guerre de son film, Andrey Konchalovsky a tenu à éviter toute scène impliquant une multitude de figurants ou des panoramiques édifiants pour se concentrer sur le drame intime que vivent ses personnages. Comment préserver son humanité dans un environnement inhumain et des circonstances horribles ? Telle est la question que soulève Paradis.