Quai des orfèvres

1947

France

1h45

de Henri-Georges Clouzot.

avec Louis Jouvet (L'inspecteur adjoint Antoine), Suzy Delair (Jenny Lamour), Bernard Blier (Maurice Martineau), Simone Renant (Dora Monier), Charles Dullin (Georges Brignon), Jeanne Fusier-Gir (Pâquerette, la dame du vestiaire), Pierre Larquey (Emile Lafour, un chauffeur de taxi), Raymond Bussières (Albert), Charles Blavette (Le gendarme Poitevin), Robert Dalban (Paulo)...


Jenny Lamour, chanteuse de music-hall douée, ne manque pas d'ambition. Elle accepte l'invitation à dîner de Brignon, homme riche et puissant qui peut l'aider dans sa carrière malgré l'opposition de Maurice, son époux. Jaloux et se croyant trompé, Maurice se précipite chez Brignon pour découvrir son rival assassiné... 

"Magnifique hommage aux petites gens de cabaret, Quai des Orfèvres est aussi une peinture de moeurs d'une grande tendresse cafardeuse : même si le coeur a ses raisons, la loi lui donne tort. Clouzot le regrette et il met cette réplique, à la fin, dans la bouche d'un chauffeur de taxi : « Je vous fais bien mes excuses, mais on n'est pas les plus forts. » " Télérama


La petite histoire

 Le film est tiré d'un roman de Stanislas-André Steeman, écrivain belge qu'avait déjà adapté Clouzot dans L'Assassin habite au 21, en 1942. Le réalisateur s'est permis de nombreuses libertés par rapport au roman de Steeman, d'où une certaine amertume de ce dernier, qu'il relate dans la préface d'un de ses livres, La Nuit du 12 au 13, tout en reconnaissant que Quai des orfèvres est "Le meilleur film peut-être de ce diable d'homme, véritable "bête de cinéma" (Clouzot)... "