Des bobines et des hommes

Des bobines et des hommes

2017

France

1h07

de Charlotte Pouch.

 


En juin 2014, le patron de l'usine textile Bel Maille annonce à ses ouvriers le redressement judiciaire de l'entreprise. Au rythme des machines, la chronique de ces quelques mois nous fait rencontrer des Hommes lucides et extras-ordinaires qui jusqu'au bout vont affronter la réalité sans se résigner...


La petite histoire

 Diplômée de journalisme, Charlotte Pouch a travaillé notamment comme rédactrice et reporter pour France Télévisions et Canal Plus. Elle a réalisé la série politique Première campagne avec des adolescents et Dans le dos de Michel Gondry, son premier documentaire, qui suit le réalisateur pendant le tournage de L’Écume des joursDes Bobines et des hommes est son deuxième long métrage. 

Des bobines et des hommes est né par la voie du cinéma de fiction. Olivier Loustau, à l’été 2014, réalisait son film, La Fille du patron, dont l’histoire se déroule dans une usine textile en difficulté, à Roanne, dans le département de la Loire. Charlotte Pouch raconte : 
"Brusquement, le réel a rattrapé cette fiction, puisqu’au moment du tournage, cette usine Bel Maille s’est trouvée confrontée à un redressement judiciaire. Deux histoires se rencontraient dans un miroir... Je suis donc arrivée en cours de tournage avec ma caméra dans l’urgence de raconter ce qui se passait. L’usine Bel Maille était donc devenue un décor de cinéma, où de vrais ouvriers, figurants pour la première fois, étaient aussi acteurs d’un conflit réel. J’étais la témoin de cela."

Le patron de l’usine Bel Maille, Stéphane Ziegler, a donné préalablement une double autorisation : pour le film d’Olivier Loustau et pour celui de Charlotte Pouch. Cette dernière explique : "Le tournage de fiction m’a permis de m’intégrer dans cette usine sans obstacle. J’ai eu l’entière liberté de tourner, dans l’usine, avec les ouvriers, avec le patron, lors des réunions entre les deux, aussi longtemps que je le voulais. J’y suis restée six mois, le temps d’un été et d’un automne. J’ai accompagné au fil des jours les salariés de Bel Maille du redressement judiciaire à la liquidation de leur usine. J’ai filmé et enregistré le son seule, avec un dispositif extrêmement léger, propice à recueillir les scènes du quotidien."