Laissez bronzer les cadavres

Laissez bronzer les cadavres

2017

France / Belgique

1h30

de Hélène Cattet et Bruno Forzani.

avec Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Bernie Bonvoisin, Marc Barbé, Michelangelo Marchese, Marine Sainsily, Hervé Sogne, Pierre Nisse...


La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande ! Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un véritable champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire ! Après avoir noyé les codes du giallo dans leurs deux premiers films, Amer et L’étrange Couleur des larmes de ton corps, le duo Hélène Cattet et Bruno Forzani s’attaque à un autre genre, le western spaghetti. Mieux qu’une adaptation étonnamment fidèle du roman, Laissez Bronzer les Cadavres en est une exaltation furieuse.


La petite histoire

Note d'intention du fils de Jean-Patrick Manchette

"Quarante-cinq ans après, le film d’Hélène Cattet et Bruno Forzani a la même énergie démente, la même précision maniaque, le même débordement d’idées foutraque et jubilatoire."
"Que ce duo détonnant vienne appliquer son style post-moderne si particulier, visible dès leurs débuts dans leurs courts-métrages autant que dans Amer ou L'Etrange couleur…, à ce roman écrit par Manchette et Bastid à la grande époque du western européen, c’était une belle perspective, franchement excitante. Car les Cadavres, c’est avant tout un western transposé dans le cadre du polar, une histoire de bandits réfugiés dans un relais de poste qui prennent en ôtage les voyageurs de la diligence et luttent contre un courageux Marshall. Disons, un bon petit Budd Boetticher interprété par Randolph Scott, ou un bis italien." 
"Cattet & Forzani, passionnés du cinéma de genre transalpin, pouvaient trouver dans ce récit une source d’inspiration à la mesure de leur passion, de leurs références et de leur audace. S’il m’a tant fait plaisir de les voir s’attaquer à ce Manchette-Bastid, c’est aussi parce que les adaptations précédentes des romans de mon père ont été banalisées et traitées sur un mode conventionnel, comme le tout-venant des films policiers d’hier et d’aujourd’hui.. À l’opposé, la grande originalité de l’écriture cinématographique de H&B se joue des conventions et apporte du coup un résultat sensoriel inédit."