La passion Van Gogh

La passion Van Gogh

Loving Vincent

2047

Grande-Bretagne / Pologne

1h35

de Dorota Kobiela et Hugh Welchman.

7 pages du Musée d'Orsay


Été 1891, Armand Roulin, fils du facteur Roulin, promet à son père de remettre une lettre perdue de Vincent Van Gogh à la famille du peintre et d’élucider les circonstances mystérieuses qui entourent sa mort. La nouvelle du suicide du peintre vient de tomber. Armand se rend à Auvers-sur-Oise, où le peintre a passé ses derniers mois, pour essayer de comprendre son geste désespéré en interrogeant ceux qui ont connu l’artiste. La vie passionnée et funeste de Van Gogh – comme sa mort mystérieuse – sont aussi remarquables que son oeuvre. Aucun artiste n’a suscité davantage de fantasmes. Qualifié tour à tour de martyr, de satyre lubrique, de fou, de génie et de paresseux, le véritable Vincent se dévoile dans ses lettres tout en disparaissant, au fil du temps, derrière son mythe. Le film a d’abord été tourné comme un film en prises de vue réelles avec des acteurs en chair et en os, puis chaque plan a été peint à l’huile. Le résultat final est un mélange magistral entre le jeu des comédiens et le travail des peintres-animateurs. Un chef d’oeuvre d’animation. Grâce au film, les toiles de Vincent Van Gogh prennent vie et nous plonge dans un récit passionnant.


La petite histoire

 Le film La Passion Van Gogh est né à un moment où Dorota Kobiela était en pleine crise existentielle. Elle raconte : "Je travaillais dans l’animation mais la peinture, que j’avais étudiée pendant huit ans, me manquait cruellement, et je venais de suivre une formation de réalisation dans une école de cinéma. J’ai eu le sentiment qu’il fallait que j’allie ces différentes passions et que je donne un sens à ma vie. J’avais besoin de trouver ma propre voie. Je me suis mise à chercher des sujets de courts métrages et une idée s’est imposée à moi : il fallait que je réunisse mon désir de peindre et ma passion pour le cinéma et que je réalise un film de "peinture animée". A l’époque, j’étais profondément marquée par les lettres de Vincent Van Gogh adressées à son frère Theo : ce sont elles qui ont été le premier déclencheur du projet ; le second a été la découverte de ses toiles. Je me suis rendu compte qu’il avait abordé de nombreux thèmes différents qui pouvaient facilement donner lieu à un récit. Dans ses tableaux, on voit où il a vécu, qui étaient ses interlocuteurs, où il passait son temps. J’ai décidé de consacrer un court métrage à ses derniers jours – jusqu’à ce moment fatidique où il s’est tué. C’était il y a huit ans et à l’époque, je n’imaginais même pas que mon court métrage puisse prendre l’ampleur qu’il a aujourd’hui."

La Passion Van Gogh a d’abord été tourné comme un film en prises de vue réelles avec des acteurs en chair et en os, puis chaque plan a été peint à l’huile. Le résultat final est un mélange entre le jeu des comédiens et le travail des peintres-animateurs. Le film est interprété par de célèbres acteurs qui ont joué dans des décors spécialement construits pour évoquer des toiles du peintre ou sur des fonds verts. Dans ce dernier cas, des tableaux de Van Gogh y ont ensuite été incrustés par compositing, puis animés en infographie. Le tournage en prises de vues réelles s’est déroulé aux Three Mills Studios de Londres et au studio CETA de Wroclaw. Les images ainsi tournées ont ensuite servi de base de travail aux peintres animateurs.

En amont du tournage, l’équipe de peintres-animateurs a consacré une année à réinventer l’oeuvre picturale de Van Gogh sous une forme cinématographique. On retrouve ainsi dans le film 94 toiles du maître presque à l’identique et 31 autres reproduites en grande partie ou partiellement. Les tableaux de Van Gogh sont de tailles et de formats divers, si bien que les peintres-animateurs ont dû trouver le moyen de les adapter au cadre imposé par le cinéma. Il a donc fallu tricher avec le gabarit des tableaux tout en conservant l’atmosphère et l’émotion qui s’en dégagent.



7 pages du Musée d'Orsay