12 jours

12 jours

2017

France

1h27

de Raymond Depardon.


10 patients de l’hôpital psychiatrique du Vinatier sont les héros de 12 jours. Tous ont été hospitalisés sans leur consentement, à la demande de leurs proches ou de leur employeur, pour éviter toute mise en danger d’autrui et, souvent, d’eux-mêmes. Le cinéaste-photographe les a saisis dans l’établissement lyonnais face au juge de la liberté et de la détention qui doit donner son accord pour toute hospitalisation sous contrainte au-delà de douze jours. Des face-à-face éprouvants, parfois drôles, où s’exprime une humanité cabossée. Et désireuse d’être écoutée. Depardon avait déjà consacré des documentaires à la psychiatrie (San Clemente, Urgences) et à la justice (Délits flagrants). 12 jours lui permet de fusionner ses deux sujets, avec toujours ce même regard empli de respect et de compassion. Entre deux audiences, le réalisateur filme les couloirs avec leurs chambres closes, la cour de l’hôpital où les malades fument cigarette sur cigarette. Des images d’une grande douceur, accompagnées d’une belle musique d’Alexandre Desplat. C'est une fois de plus magnifique et implacable.