La belle et la meute

La belle et la meute

Aala Kaf Ifrit

2017

Pays

Tunisie / France / Suède / Norvège / Liban / Qatar / Suisse

de Kaouther Ben Hania.

avec Mariam Al Ferjani (Mariam), Ghanem Zrelli (Youssef), Noomane Hamda (Chedly), Anissa Daoud (Faiza)...

 


Lors d'une fête étudiante, Mariam, jeune Tunisienne, croise le regard de Youssef. 
Quelques heures plus tard, Mariam erre dans la rue en état de choc. 
Commence pour elle une longue nuit durant laquelle elle va devoir lutter pour le respect de ses droits et de sa dignité. Mais comment peut-on obtenir justice quand celle-ci se trouve du côté des bourreaux ?

"Après l’étonnant Challat de Tunis, où elle dénonçait le machisme ordinaire de son pays avec un humour piquant, la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania frappe beaucoup plus fort avec ce parcours d’une petite combattante pour sa dignité. Thriller féministe choc, La Belle et la meute est, avant tout, la chronique haletante de la naissance d’une conscience politique." Télérama

'Loin d'être esthétisante, la virtuosité formelle renforce le propos. Construit avec la rigueur d'un thriller, le film, inspiré de faits réels, peut paraître manichéen, mais certaines sociétés restent des caricatures de patriarcat." Positif


La petite histoire

Kaouther Ben Hania a commencé par faire des films documentaires parce qu'elle considérait la fiction comme quelque chose d’extrêmement difficile. La cinéaste explique : "La réalisation de documentaires a été pour moi un véritable apprentissage, notamment dans mon travail avec les acteurs. Ainsi, dans Le challat de Tunis, il s’agissait d’acteurs amateurs et je ne voyais pas comment je pouvais diriger un acteur pour obtenir quelque chose d’aussi authentique que dans un documentaire. Non seulement le cinéma documentaire m’a appris à diriger des acteurs mais aussi à construire des personnages dans leurs ambiguïtés et leur complexité, loin des clichés."

La Belle et la Meute est composé de plusieurs plans-séquences qui plongent le spectateur dans le réel d'une manière très forte. La réalisatrice Kaouther Ben Hania a voulu procéder de la sorte pour placer le spectateur dans le même état d'esprit que le personnage de Mariam qui subit un véritable calvaire. Elle précise :
"L’usage du plan-séquence permettait de générer une tension et de plonger le spectateur dans la sensation du temps réel, même si le film est composé de neuf fragments. Le défi était de mettre en cohérence le jeu d’acteur avec cette idée de fragment du réel. Tout s’est préparé en amont dans une configuration proche du théâtre. De nombreuses répétitions furent nécessaires pour coordonner le jeu des acteurs et les mouvements de caméra."