Lumières d'été

Lumières d'été

2016

Japon

1h23

de Jean-Gabriel Périot.

avec Hiroto Ogi, Akane Tatsukawa...


Akihiro, réalisateur japonais, vient de Paris, où il vit, interviewer à Hiroshima des survivants de la bombe atomique. Profondément bouleversé par ces témoignages, il fait une pause et rencontre dans un parc une étrange jeune femme, Michiko. 

Petit à petit, il se laisse porter par la gaîté de Michiko et décide de la suivre pour un voyage improvisé à travers la ville, jusqu'à la mer.

Le réalisateur d'Une jeunesse Allemande signe un conte émouvant sur l'une des plus grande tragédie de l'histoire de l'humanité ! 

Le film sera précedé de 200 000 fantômes, court-métrage de 10 min.


La petite histoire

"J’ai eu la chance de pouvoir vivre un été à Hiroshima en 2006 pour les recherches de 200 000 fantômes, court-métrage documentaire autour de la mémoire de la bombe. Depuis, je retourne tous les ans au Japon, particulièrement à Hiroshima, qui fait partie de ma géographie personnelle.

Ce deuxième film sur Hiroshima provient du désir de me confronter de nouveau à l’histoire tragique de la ville mais, cette fois-ci, par le biais de la fiction. Dans ce film, le personnage principal rencontre, sans le savoir, le fantôme d’une victime de la bombe, un fantôme qui va lui apprendre à se défaire de ce qui l’entrave jusqu’à faire l’expérience de quelque chose qui ressemblerait au bonheur.

Une des leçons que j’ai retenues des nombreux témoignages d’hibakusha (les survivants de la bombe atomique), c’est l’obligation qu’ils nous font de faire attention à comment nous menons nos vies. Ils nous enseignent, parce qu’ils ont été confrontés à un des pires drames de l’histoire humaine, que la vie est fragile et qu’il faut donc y faire attention. Ce qu’ils m’ont appris, c’est qu’il y a un temps pour le souvenir et le deuil et un temps pour le retour au réel. La mémoire de l’horreur ne doit pas nous contraindre, elle doit au contraire nous rendre encore plus présents au monde." Jean-Gabriel Périot