Que Dios Nos Perdone

Que Dios Nos Perdone

2016

Espagne

2h06

de Rodrigo Sorogoyen.

avec Antonio de la Torre (Détective Velarde), Roberto Álamo (Détective Alfaro), Javier Pereira (Andrès Bosque), Luis Zahera (Alonzo), Raúl Prieto (Bermejo), María Ballesteros (Rosario), Maria De Nati (Nati), Teresa Lozano (Amalia)...


Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?


La petite histoire

 C'est en partie pour détourner les traditionnels codes du thriller que Rodrigo Sorogoyen a réalisé Que Dios Nos Perdone. Le metteur en scène explique : "Tout a déjà été fait dans le cinéma de genre. Le pervertir un peu me stimule et j’espère que cela a le même effet sur les spectateurs. 8 citas et Stockholm étaient des films qui suivaient des schémas pour mieux basculer dans des sentiers moins balisés dans leur seconde moitié. Ce principe est encore plus présent dans Que Dios Nos Perdone. C’est une sorte de motivation personnelle pour surprendre les gens… Même si je sais que je n’invente rien avec ces ruptures."

Que Dios Nos Perdone se déroule à Madrid en août 2011, au moment des manifestations sur la place de La Puerta del Sol et de la visite du Pape dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse. Pour Rodrigo Sorogoyen, ce contexte particulier était idéal pour raconter cette histoire de tueur en série de vieilles dames bigotes. Le réalisateur précise : 
"Nous avions vécu ce mois d’août si particulier, qui est devenu une véritable expérience de vie par le chaos qui s’est alors emparé de Madrid, très inhabituel pour cette ville. Cette situation très singulière, voire, d’une certaine manière, historique, aura mis en lumière la transition entre la tradition d’une Espagne très catholique et l’apparition d’une nouvelle génération d’espagnols qui l’est beaucoup moins. C’était le cadre parfait pour notre histoire : la visite du Pape attendue par des fervents catholiques, une partie de la population de la ville contre cette venue, et la police au milieu. Il nous fournissait une dramaturgie parfaite autour d’un tueur commettant des actes atroces mais que la police ne pouvait pas ébruiter pour ne pas amplifier la polémique autour du séjour du Pape."