My Cousin Rachel

My Cousin Rachel

2017

Etats-Unis

1h46

de Roger Michell.

avec Rachel Weisz (Rachel), Sam Claflin (Philip), Holliday Grainger (Louise), Iain Glen (Kendall), Pierfrancesco Favino (Rainaldi), Simon Russell Beale (Couch), Andrew Havill (Parson Pascoe), Poppy Lee Friar (Mary Pascoe)...


"Après Olivia de Havilland en 1952 et Geraldine Chaplin en 1983, c’est au tour de Rachel Weisz de porter la robe noire et la voilette de cette veuve que l’on considère surtout comme une vipère. C’est du moins la conviction profonde de Philip (Sam Claflin), encore sous le choc après la mort de son bienveillant protecteur en Italie aux côtés de cette femme que le défunt décrivait dans ses lettres comme une tendre compagne, et plus tard comme un tourment. Philip, jeune châtelain naïf, rigide et idéaliste de la bonne société anglaise du XIXe siècle, cherche sa revanche, et pourrait l’obtenir lorsque Rachel annonce sa visite.

Dès son arrivée, rien ne se déroule comme prévu, surpris par son éblouissement amoureux pour cette femme qui ne correspond à rien de ce qu’il avait imaginé. Rachel réussit vite à conquérir l’entourage de son cousin par alliance, et à charmer jusqu’à l’aveuglement ce puceau prêt à briser toutes les règles pour la satisfaire. Or, des comportements étranges, équivoques, de la veuve et une santé tout à coup chancelante chez Philip réveillent les pires soupçons, dont ceux de son tuteur et de sa fille Louise (Hollyday Grainger), éprise de lui depuis toujours.

Roger Michell recrée avec soin cet univers de lourdes draperies et de chandelles digne des meilleurs romans gothiques, avec quelques belles échappées dans la campagne anglaise, de même qu’en Italie, prenant aussi grand soin de retarder l’arrivée de celle qui semble semer la mort sur son passage. L’apparition en est que plus spectaculaire, rehaussée par la présence incandescente de Rachel Weisz, capable de jouer aussi bien l’amante transie que la froide manipulatrice.

L’intérêt dramatique autour de My Cousin Rachel réside dans cette ambiguïté perpétuelle autour des réels motifs qui animent cette femme assoiffée d’indépendance. Pour y parvenir, Roger Michell épouse totalement le point de vue de son héros tourmenté." Le Devoir