Barbara


critiques :

Bande à part

Les images de Barbara et de Balibar la jouant se confondent et nous confondent, dans une illusion parfaite et troublante. Mathieu Amalric et son actrice jouent avec elle aussi bien qu’avec nous, qui ne savons plus très bien qui est qui, de la vraie Barbara ou de son avatar de cinéma. Quelle magie heureuse, qui nous possède ! 

Lire la critique  

 

Voilà un film magnifique sur le cinéma, où se dessine par petites touches le portrait de la grande Barbara, un peu dévoilée, mais toujours aussi mystérieuse. 

 

Mêlant, au point qu’on ne les distingue plus, Barbara et Balibar, les archives et les images de fiction, les chansons et les notices biographiques, le Châtelet et Google, le spectaculaire et l’intime, la satire et l’hommage, le rêve et la réalité, les trompe-l’œil et les mises en abyme, bouleversant toujours la chronologie, contournant l’émotion facile, "Barbara" est un film fou sur une artiste déraisonnable. 

 

Ce qui est beau dans Barbara, c’est qu’on n’en connaît pas trop la nature. Le film échappe aux divers genres et sous-genres. Ou bien il les additionne, et c’est-ce qui fait tout son prix : ni un documentaire ni une fiction (ce n’est pas un biopic). 

 

Mathieu Amalric est en état de grâce. Le scénario, qu'il signe avec Philippe Di Folco, avance sur des oeufs (bio) et façonne non pas la vie d'une immense artiste mais plus sûrement l'imaginaire qu'elle a nourri. 

 

À travers une mise en abîme vertigineuse, Mathieu Amalric fait de Jeanne Balibar une troublante Barbara de cinéma, sans tomber dans l’hagiographie. 

 

Par la construction très élaborée et musicale de son film, et grâce à Jeanne Balibar (quelle autre actrice française aurait pu faire ça ?), Amalric est parvenu à retrouver l’essence de cette sophistication sincère, de cette artificialité franche qui rendent les chansons de Barbara si émouvantes et uniques. 

Lire la critique  

 

Ne cachons pas notre enthousiasme : "Barbara" est un film admirable ! 

 

Transfuge

Toute chanson fait se lever des images, suscite des apparitions, des allusions dans nos esprits - comme le film lui-même. Et sans doute est-ce pourquoi ce "biopic" si peu orthodoxe est si juste. 

 

Jeanne Balibar brille par son talent. 

 

Il ne s’agit pas d’imiter Barbara, il s’agit de se décoller d’elle comme une seconde peau pour lui assurer une présence nouvelle, fantomatique ; et en retour, Barbara surgira parfois du corps de Balibar, comme dans une entreprise d’exorcisme. 

 

France Tv

Une poésie indéniable émane de cette évocation de "La longue dame brune", où Jeanne Balibar est remarquable dans une prestation qui va bien au-delà de l’imitation. 

Lire la critique  

 

Le charme (au sens étymologique) du film produit un effet immédiat sur le spectateur qui ressort en fredonnant Barbara, habité par Barbara, ses gestes, sa voix, son visage. Ramener le spectre de la voix comme celui du corps à la vie, le temps d’une projection, réussir à le rendre palpable, vivant et à se l’approprier au-delà de la séance-même, ce n’est pas donné à n’importe quel film ! 

Lire la critique  

 

Alors que les hommages à la chanteuse disparue il y a vingt ans sont d’actualité, Barbara hante le nouveau film d’un des réalisateurs français les plus singuliers. Mathieu Amalric livre une évocation de l’auteur-com positeur et non un biopic traditionnel. 

 

La Croix

Avec ce film inclassable, original et poétique, Mathieu Amalric réussit le pari fou de faire revivre Barbara. Et de révéler une Jeanne Balibar, stupéfiante d’évidence et de ressemblance. 

Lire la critique  

 

"Barbara", lévite au-dessus du type biopic avec une intelligence irrésistible, porté par une flamboyance de l’image et du récit qui ne cherche jamais à s’imposer au spectateur. 

 

Un jeu de miroirs complètement fou, ensorceleur, quasi proustien. Avec Jeanne Balibar, aussi changeante que magnétique dans le rôle d’une actrice qui joue le personnage de Barbara dans un film, Mathieu Amalric a trouvé une ruse épatante : son septième long métrage en tant que réalisateur procède de la mise en abyme permanente, s’adonne à tous les collages, recadrages et analogies possibles. 

 

Le réalisateur et l’interprète font mine de se perdre entre la fiction d’une biographie filmée et la réalité du tournage de celle-ci, alors qu’en réalité ils conduisent d’une main très sûre le spectateur à travers la vie et l’art de Barbara. Le signe de cette réussite est d’emporter l’adhésion d’un spectateur généralement indifférent à l’artiste. 

 

Le Parisien

Nous ne sommes pas du tout ici dans le « biopic » mais, de manière beaucoup plus délicate et inventive, dans la valse des reflets, les jeux de miroirs. Si le cinéma se doit d'être une illusion, alors il joue ici parfaitement son rôle. 

Lire la critique  

 

Le vrai et le faux se confondent dans ce vibrant poème filmé par Mathieu Amalric et enchanté par Jeanne Balibar. Magnifique. 

 

Jeanne Balibar est une Barbara étonnante dans le film du même nom de Mathieu Amalric. 

 

Un biopic pas comme les autres, renversant d'audace, de poésir et d'intelligence. 

 

De ce mélange entre cinéma et biographie, archives et fiction, répétitions et chansons, Barbara renaît littéralement. C’est une apparition que Mathieu Amalric cueille au cœur de ce faux biopic qui ressemble à un songe. 

 

A voir à lire

Faux biopic, à mi-chemin de la fiction documentaire et de la songerie musicale, le long métrage d’Almaric est la belle radioscopie d’une artiste, portée par l’interprétation gracieuse de Jeanne Balibar. 

Lire la critique