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Le grand bain

2018

France

1h58

de Gilles Lellouche.

avec Mathieu Amalric (Bertrand), Guillaume Canet (Laurent), Benoît Poelvoorde (Marcus), Jean-Hugues Anglade (Simon), Virginie Efira (Delphine), Leïla Bekhti (Amanda), Marina Foïs (Claire), Philippe Katerine (Thierry), Félix Moati (John), Alban Ivanov (Basile), Jonathan Zaccaï (Thibault), Mélanie Doutey (Clem)...


Il n’est jamais mauvais de vouloir s’en sortir, et de souhaiter donner un sens à sa vie. Fût-ce au prix du ridicule auquel va être confrontée, à travers le regard des autres, la fine équipe du Grand Bain. Qu’importe. Bertrand (Mathieu Amalric) sous antidépresseurs depuis deux ans, Laurent (Guillaume Canet) en colère contre tout, Marcus (Benoît Poelvoorde) glandeur majestueux dont l’entreprise est en faillite, Simon (Jean-Hugues Anglade) qui rêve d’être David Bowie, Thierry (Philippe Katerine), grand poète devant la lune… vont oser se mouiller. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Le Grand Bain déroule sa galerie de portraits d’hommes au mal-être bien costaud que Gilles Lellouche embarque dans une heureuse aventure, drôle et touchante, réglée comme un ballet, hors de l’eau et sous l’eau. Tant dans les mouvements de sa caméra, ses cadrages, son montage, le réalisateur crée du sens et de l’émotion. Gilles Lellouche a observé la même élégance, de l’écriture du scénario, à la mise en scène et à la direction d’acteurs. Une comédie sociale subtile et drôle.


La petite histoire

Gilles Lellouche a commencé à écrire un film qui contenait déjà un peu les prémices du Grand bain en 2010. Le réalisateur avait envie de parler de cette lassitude qu'il sentait chez les gens de sa génération ou même plus globalement en France. Il raconte : 
"
Dans cette course un peu individualiste où l’on se retrouve tous malgré nous coincés, on oublie le collectif, l’entrain, le goût de l’effort. Il y avait déjà ce côté cercle de parole qui m’avait beaucoup marqué quand j’avais assisté à des réunions d’alcooliques anonymes pour préparer Un singe sur le dos, le film de Jacques Maillot dans lequel je jouais un alcoolique. J’avais été ébahi par la chaleur humaine, le dialogue, l’écoute qui y régnaient, sans aucun jugement. On vit dans une société où les émissions de télé, les débats sont remplis de jugements et d’avis tranchés sur tout, alors j’ai adoré cette bulle de partage."